Ce sera voiture. Et chauffeur…

     De temps en temps, on a des scrupules à se femme-d’expatiser… c’est le cas quand il s’agit d’ “avoir un chauffeur”… Conduire à Pékin, quand on vient d’arriver, il n’en est pas question pour nous (d’accord : pour moi sur  tout… pas une championne de la route…)… mais on peut peut-être fonctionner en taxi, non ?

     Non.

     Ou plutôt : oui. Mais non.

     Deux essais durant les deux jours passés…

     Premier essai entre filles, Petite Louise et moi. On quitte l’hôtel pour aller faire quelques courses… Rien à signaler… On quitte le supermarché pour regagner l’hôtel et on fait tout bien comme il faut : on a la carte de l’hôtel, avec, en entête, le fameux “Please take me home to” (s’il te plaît, Monsieur le chauffeur, ramène moi à…) suivi de l’adresse de l’hôtel en chinois… Et ça ne suffit pas… Trajet aller : 15 minutes environ. Trajet retour : 35 minutes. Sans climatisation. Par plus de 30°C… Petite Louise est en nage. Moi aussi. Ca se finit en crise de larmes pour elle. Puis en tétée.. Ca se finit, parce qu’il faut bien que ça se finisse à un moment donné, par le chauffeur qui accepte de passer un coup de fil à l’hôtel pour demander son chemin (on a déjà vécu ça, non ?)…

     Deuxième essai en famille, à trois. On va faire un tour du côté de The Place, un centre commercial bien sympa où l’on trouve plein d’activités pour les enfants et quelques magasins de jouets (ce qui nous intéresse en l’occurrence parce que Petite Louise, elle a beau aimer beaucoup les quelques boîtes qu’on lui a apportées dans nos valises, elle commence un peu à tourner en rond). A l’aller pas de soucis, et pour cause : on se fait déposer par l’agent immobilier qui nous a fait visiter quelques appartements (promis, on vous raconte tout ça tout bientôt)… Pour le retour… Malheureusement : “rush hour”.. Heure de pointe… Heureusement : il y a un “taxi stand”… Malheureusement : le panneau indicatif “taxi stand” n’a qu’une valeur… indicative… Ca veut seulement dire qu’à priori des taxis vont passer dans les alentours… mais ça ne veut absolument pas dire qu’on va tranquillement attendre, bien rangés en file d’attente… Que nenni point du tout… On peut, remarquez… mais ça risque de durer longtemps… parce que dès qu’un taxi pointe le bout de son pare-choc, c’est la cohue : tout le monde se précipite, courant, bousculant, criant au passage… et celui qui “a” le taxi, c’est celui qui s’est, le premier, accroché à la portière… On a trois handicaps : l’effet de surprise, qui ne joue pas en notre faveur, le manque d’habitude, et une poussette avec enfant… On finit par déclarer forfait et par partir, à l’inconnu, un peu plus loin, en se disant que ça ira peut-être mieux ailleurs… Ailleurs, évidemment, c’est un peu la même chose… Quand on en a assez de marcher, on s’arrête le long d’une grosse artère (pas difficile, cela dit : Pékin semble faite de grosses artères !) et on attend sagement… Ca prend du temps… Heureusement, Petite Louise s’est endormie… elle ne se rend pas compte du bruit, de l’agitation et de tous les gaz d’échappement qu’elle respire…

     Fonctionner en taxi ? Oui mais non, donc. 

     Ce sera donc voiture. Et chauffeur. Ce qui devrait quand même bien simplifier, dans un premier temps, notre nouvelle vie à nous à Pékin… 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :