Ca, on le refera… ça, on ne le refera pas…

     Comme il faut bien occuper nos week-end oisifs d’expatriés, on “fait” parfois des brunchs… Le “brunch”, comme son nom l’indique, est originellement à mi-chemin entre le petit-déjeuner et le déjeuner… Sauf que les brunchs ne commencent jamais avant midi… Autant dire qu’il y a longtemps qu’on a fini nos petits-déjeuners, à cette heure-là… Le “brunch” ce n’est donc pas tout à fait à mi-chemin entre le petit-déjeuner et le déjeuner. C’est plutôt un énorme buffet, servi un dimanche à midi dans un endroit bien chic… un déjeuner, en quelques sortes.. Sauf que ça le fait moins de lancer “On déjeune ensemble dimanche ?” plutôt que “On se fait un brunch, dimanche ?”… Comme on est très pédants, on “fait” donc parfois des brunchs le dimanche.

     Dimanche, donc, on a “fait” brunch au Saint Régis, l’un des grands hôtels de Pékin… On avait été impressionnés par le brunch du Sofitel, on a de nouveau été impressionnés par le brunch du Saint Régis… Ca, on le refera…

     Après le brunch, on a pris un café chez V. et G., deux chambériens exilés par ici avec leur fille de quatre mois. Une nouvelle copine pour Petite Louise qui a absolument tenu à lui faire de gros câlins. Ca, on le refera aussi (s’ils nous acceptent encore chez eux, V. et G.… parce que Petite Louise, depuis qu’elle marche, s’est un peu transformée en tornade… touchant, déplaçant, fouillant)…

     Après le café, on a cherché un taxi… Il se faisait un peu tard, il faisait un peu froid et pas de taxi à l’horizon… C’est comme ça qu’on est monté à bord de l’un des innombrables “taxis” illégaux qui sillonnent la ville.. pas vraiment des taxis… des particuliers qui, pour certains occasionnellement, pour d’autres sans doute de façon plus régulière, s’arrêtent à hauteur de celui qui attend un taxi et proposent leurs services moyennant un prix à peine supérieur à celui d’un taxi “officiel”. On était bien contents de le voir arriver, ce taxi “illégal”… Sauf qu’au bout d’une dizaine de minutes, quand il a quitté l’artère principale sur laquelle nous nous trouvions pour s’engager dans de petites “ruelles” moins bien éclairées (tout est relatif, hein ?… on est à Pékin… les ruelles sont quand même pas mal plus larges que les avenues mauriennaises)… Comment dire ?… On était un peu moins contents… Très franchement inquiète en ce qui me concerne…

     Le “taxi” nous a menés à bon port. Sans doute plus vite qu’un taxi légal ne l’aurait fait (puisqu’il n’est pas payé au kilomètre et qu’il a pris plein de petits raccourcis)… sauf que l’angoisse, sur la moitié du chemin, à se dire que quand même, il fallait qu’on grandisse un peu… parce qu’on aurait fait quoi, avec Petite Louise dans les bras, si notre gentil chauffeur avait été un méchant chauffeur et qu’on s’était retrouvés plantés au beau milieu de Pékin, une froide nuit d’hiver, sans nos petites affaires, sans téléphones pour appeler à l’aide et sans argent pour pouvoir rentrer chez nous ?

     Peut-être exagéré de s’inquiéter comme ça… n’empêche : ça, c’est sûr, on ne le refera pas.

     Peut-être exagéré de s’inquiéter comme ça… mais, tout bien réfléchi, je préfère être trop prudente… Histoire de ne pas avoir à rajouter une catégorie “catastrophes et drames humains” sur ce blog de notre nouvelle vie à nous à Pékin…

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