Que j’aime cette ville, parfois !

     Lu ce matin sur le site “Aujourd’hui la Chine” :

Toutes celles et ceux qui ont déjà pratiqué les toilettes publiques de Pékin sont ressortis de ces lieux avec des anecdotes plus ou moins croustillantes qui font les délices des longues soirées d’hiver. Entre la propreté douteuse, les personnages farfelus qui hantent les locaux en laissant la porte grande ouverte, voire les rencontres animalières du troisième type (la journaliste qui écrit ces lignes frémit encore d’avoir dû partager ce moment d’intimité avec un rat bien dodu), la fréquentation des lieux d’aisance de la capitale chinoise est bien souvent une épreuve.

Heureusement, les autorités veillent. Et viennent d’édicter un règlement qui impose des normes extrêmement précises de propreté. Intitulé sobrement « Normes de la ville de Pékin pour la profession importante de gestion et de régulation des services de toilettes publiques », le règlement stipule qu’il ne doit pas y avoir plus de deux mouches par toilettes.

Une mouche, ça va, trois, bonjour les dégâts

Ces petits malins de weibonautes, jamais en reste pour faire du mauvais esprit avec des problèmes de société aussi essentiels, se sont bien évidemment emparés de l’affaire. L’un d’entre eux, sous le pseudo Wang dao you xing, pose ainsi la question : « à quoi reconnaît-on le niveau de culture d’un ville ? Il suffit de compter les mouches dans les toilettes publiques », rapporte le New York Times.
Un autre, @Tsuki-Ben, se lance même dans l’analyse politique de la situation : « on utilise la gestion populaire socialiste sur les mouches. Il faut contrôler sévèrement le système reproducteur des mouches, et les mouches qui n’entreront pas dans les quotas devraient être impitoyablement attaquées et tuées ».

Pourtant, la mesure part d’une bonne intention : un officiel chinois (qui, pour une raison inconnue, préfère rester anonyme), affirme que compter le nombre de mouches est une manière « visuelle, pratique et répandue » pour déterminer la propreté générale des toilettes. Reste à savoir maintenant comment mettre en place les contrôles. Va-t-on vers la création de patrouilles anti troisième mouche ? Et quelle punition appliquer en cas de manquement ? On peut aussi envisager un système de récompense au prorata du nombre de mouches comptées dans un nombre donné de toilettes…

Pékin va sans aucun doute devoir s’inspirer de ce qui se fait déjà dans d’autres villes du pays. Nanchang, dans le sud de la Chine, a, par exemple, elle aussi adoptée la politique du comptage de mouches. Mais là-bas, on y est plus laxiste : la limite autorisée est de trois mouches. Après tout, personne n’est tenu au même niveau de perfection que la capitale.

(http://chine.aujourdhuilemonde.com/dans-les-toilettes-de-pekin-deux-mouches-sinon-rien)

     … ça se passe de commentaire…

     C’est la ville de notre nouvelle vie à nous à Pékin…

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2 réponses à “Que j’aime cette ville, parfois !

  1. isa 25 mai 2012 à 13 h 48 min

    Ca m’en mouche un coin, euh m’en bouche un coin. 😉

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