Archives de Catégorie: Notre nouvelle vie à nous à Pékin

Enfin…

     La semaine dernière, Alice Meimei, Petite Louise, Monsieur et moi sommes allés au Vietnam… Direction Ho Chi Minh City. Saigon donc. Et vous vous attendez à ce qu’on vous montre les images habituelles, du genre…

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… eh bien non !

     On n’a rien vu de tout ça…

     On a vu ça…

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… et aussi ça…

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     Vous me voyez venir ?

     Vous avez tout découvert ?

     On n’a rien vu de ce que l’on voit d’ordinaire quand on visite Ho Chi Minh.. mais on a vu des maisons, des piscines devant ou derrière des maisons et des écoles… des écoles et des maisons… tout ce qui intéresse une petite famille sur le départ pour un emménagement dans la ville… tout ce qui intéresse une petite famille en route pour une nouvelle ville de sa vie à elle…

     Alors oui… après Hong Kong et Pékin, on part pour Ho Chin Minh City…

     Et on part à la fin du mois.

     Et écrire ça alors que le taux de pollution à Pékin nous empêche de mettre le nez dehors depuis mardi matin me fait un bien fou.

     Voilà. C’est dit.

     Ca explique un peu le silence des mois passés, hein ? Des mois où les choses sont en discussion sans pour autant être faites, où l’on vit dans l’attente et dans l’incertitude, où l’on a un peu de mal à être dans le présent à force de tendre vers l’avenir…

     Mais je vais tout bientôt redevenir bavarde. Le temps de créer le blog de notre nouvelle vie à nous à Saigon…

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Ils sont forts, ces chinois !

     Tout est là : http://www.gentside.com/insolite/un-milliardaire-chinois-vend-de-l-039-air-pur-en-canette-a-pekin_art48043.html

     De l’air “pur” en cannettes…

     Rien à ajouter…

     Sauf que le ciel est de nouveau visible depuis deux jours… Deux jours avec un taux de pollution autour de 50, c’est à dire un taux de pollution qui permet de sortir, de respirer sans avoir le sentiment d’avaler de la mélasse…

     Et on sort avec le sentiment d’être rescapés d’une catastrophe naturelle tueuse…

     Pour la première fois depuis que je suis ici, j’entends autour de moi des expats’ envisager la fin de l’expatriation à cause de la pollution… De nombreux expats’. Parce qu’il oblige un peu à se demander si le jeu en vaut la chandelle, l’air de notre nouvelle vie à nous à Pékin…

    

Sans rire… c’est n’importe quoi !

Un indice 755… sur une échelle qui ne va que jusqu’à 500! La pollution a atteint un nouveau niveau record ce week-end à Pékin, selon les mesures de l’ambassade américaine.

… Lu sur le site du Figaro (ici)…

Et on continue !…

Les mesures ont atteint des niveaux 45 fois supérieurs aux seuils définis par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Les autorités de Pékin ont précisé que la densité de particules de 2,5 microns de diamètre (PM 2,5) – celles qui pénètrent le plus profondément dans les poumons – était «supérieure en de nombreux endroits à 700 microgrammes par mètre cube». Il a même atteint 900 en certains lieux. Selon l’OMS, le taux recommandé est de 20 à 25…

Ben voilà…

Alice Meimei tousse… Louise et Eric n’en finissent pas de dormir… et je me bourre de paracétamol pour essayer d’endiguer un peu la migraine qui ne me quitte pas depuis presque une semaine…

Et on continue !….

385 en ce moment même… On serait presque contents… on aperçoit enfin, dans un épais brouillard quand même, les tours d’en face…

Et on continue !…

Un article sur la dangerosité des particules fines et l’inefficacité des masques qui sont censés en protéger…

Même pas envie d’en rire. Parce que vraiment des airs de fin du monde. Parce que vraiment des effets immédiats sur nous tous. Parce que marre. Vraiment marre.

Ben oui…

Pourquoi ne pas partager, aussi, les moments de ras-le-bol, sur ce blog de notre nouvelle vie à nous à Pékin ?

The winner is…

… The winner is… le samedi 12 janvier 2013 !

Aujourd’hui, la pollution à Pékin a atteint des niveaux records.. .

La preuve en images…

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732 à 21h00…

Un “pic” à 755 durant la journée…

Et des airs de fin du monde à l’extérieur où tout est recouvert par une sorte de brouillard-mélasse… on ne voit pas à cent mètres, bien sûr… et ça pue, bien sûr..

Il parait que le gouvernement chinois demande aux gens de rester chez eux. Une grande première.

Pas grand-chose à ajouter…

Sauf, peut-être, qu’il y a des photos et un article, là : http://french.news.cn/environnement/2013-01/12/c_132098407_2.htm… ça donne une idée..

Sauf, peut-être, qu’il peut nous arriver d’angoisser un peu, ici, à se demander ce qu’on respire, ce qu’il en restera, et ce qu’il en restera pour nos filles… pour Alice Meimei qui tousse et tousse…

Sauf, peut-être, que, parfois, elle me sort un peu par les yeux, cette ville de notre nouvelle vie à nous à Pékin…

Fier comme un vaquer…

     Rhoooo…

     Quand je vous disais que Taobao menait à tout !

     Aujourd’hui, j’apprends que je suis citée là : http://blog.expatunited.com/ pour le billet consacré à Taobao…

     Merci à celle qui me cite !

     Je suis bien fière..

     Très fière !

     Et ça fait deux fois aujourd’hui… parce que, aujourd’hui, j’ai fait ça :

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     … Taobao, oui.. et, oui aussi, les deux fenêtres qui recouvrent mon écran Taobao sont bien ce que vous avez imaginé qu’elles étaient : un logiciel chinois de messagerie instantanée (vous admirerez le courage : ai installé dans mon ordinateur chéri un logiciel chinois que je ne connais donc pas)… Non seulement je Taobaote, mais encore ai-je des amis Taobao, moi, Mâdame ! J’intègre la communauté Taobao !

      Et je négocie, je demande, je refuse, je râle, je renvoie, je rectifie…

      En anglais chaque fois que c’est possible. En pinyin le plus souvent (cette langue qui n’en est pas une, l’écriture phonétique du chinois). En caractères quand on ne peut pas faire autrement. Là encore, Google translate est mon ami… et le chinois d’en face, qui fait tous les efforts du monde pour parvenir à communiquer avec moi malgré ma mauvaise/non maîtrise de sa langue aussi…

     C’est sans contexte “le sens de la débrouille” que je répondrais si l’on me demandait un jour ce qu’elle m’avait appris avant tout, notre nouvelle vie à nous à Pékin..

         

y’a plus de saison, ma bonne dame…

     L’année de Pékin a la particularité d’avoir des saisons intermédiaires qui durent entre un et dix jours… C’est l’été, on est en terrasse… le lendemain, on a tous des vestes et on préfère l’intérieur à la terrasse : c’est l’automne… dix jours plus tard, quinze au mieux, on a tous des bonnets, des gants et, tout bientôt, des collants sous nos pantalons… L’hiver est là…

     Il y a une quinzaine de jours, c’était l’automne… Petite Louise et moi en profitions pour faire notre traditionnel tableau d’automne…

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     … c’est maintenant l’hiver… Le tableau de l’hiver n’est pas encore DSC_0413au programme (à vrai dire, j’en suis encore à me demander à quoi il pourrait bien ressembler, notre tableau de l’hiver)… mais on a adapté la décoration de la maison à la saison… Et, pour la première fois, Louise a vraiment participé (et même anticipé puisqu’elle a commencé, dès la mi-novembre, à réclamer un sapin avec des lumières qui brillent)…

     Vous retrouvez ici, pour les plus fidèles d’entre vous, une partie des merdouilles déjà présentes l’année dernières (que nous avons toutes réemployées, bien sûr, à l’exception des guirlandes électriques dont certains se souviennent sans doute que l’une d’elles avait manqué de mettre le feu à la maison)…

     Et, Taobao aidant, nous sommes heureux de vous présenter de nouveaux venus dans notre univers de Noël :

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… on rigole bien, sur Taobao, hein ?

     Et qui dit décembre et Noël dit bûche de Noël… un peu en avance sur l’heure, on a profité de la venue de Maya, LA grande copine Petite Louise, pour se lancer dans un premier essai dont nous ne sommes pas peu fières (en particulier pour ce qui est des sapins en pâte à sucre)…

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     Leçon du jour : ne jamais dire jamais…

     Qui aurait dit que je m’amuserais un jour derrière un fourneau ?

     Qui aurait dit qu’il aurait un jour des allures de blog culinaire, le blog de notre nouvelle vie à nous à Pékin ?

Je taobaote, moi, Madame…

     Des papotages d’expats d’ici comme on peut en surprendre de nombreux…

– J’aime bien ton sac/manteau/matelas/frigo/stylo/vélo/escabeau !

– Merci !

– Tu l’as payé combien ? (ça, c’est un grand truc d’expat’… toujours parler d’argent, de prix, de combien… c’est super agaçant, mais c’est aussi absolument impossible à éviter… j’y reviendrai… une autre fois…)

– XX rmb…

– Hallucinant ! T’es trop fort(e) en négo !!!! (oui, l’expat’ a le verbe plat et l’enthousiasme facile)…

– (Un ton plus bas… ton entendu aussi… ) Taobao…

     Tout est dit…

     Nous y voilà donc… Taobao…

     Taobao…

     Vous faites comme vous voulez… mais si vous n’habitez pas en Chine, vous pouvez peut-être vous passer de la lecture de ce qui suit… parce que ce qui suit risque de vous faire beaucoup de peine… de mettre le doigt sur LE truc qui manque à vos vies et dont vous ignorez encore qu’il manquait à vos vies…

     Pour faire simple, Taobao, c’est le Ebay local. Un Ebay avec très peu d’occasions quand même… et un Ebay où tous les coups seraient permis, toutes les copies autorisées…

     Taobao, c’est le marché chinois sans le temps perdu en marchandages.

     Encore que… depuis quelques temps, je m’amuse à négocier les prix… Ce n’est pas très concluant pour l’heure même si, régulièrement, j’arrive à me faire offrir les frais de port…

     Et Taobao, c’est presque aussi rapide que d’acheter dans une boutique “en vrai” puisque le vendeur est tenu de poster le colis dans les 24h00 qui suivent le règlement de la commande. Concrètement, selon le lieu où se trouve le vendeur (parce qu’on peut même commander à des vendeurs situés en France !), le colis met entre 48h00 et 6 jours à nous parvenir… N’est-ce pas le bonheur ? Pour la petite histoire, Mickael-le-chauffeur m’a mise en garde contre le danger de laisser les livreurs venir jusqu’à notre porte : l’un d’entre eux a récemment défrayé la chronique pour avoir assassiné une femme à laquelle il livrait beaucoup de colis, persuadé de trouver chez elle des fortunes et bien déçu, au-delà du fait qu’il s’est bêtement fait prendre aussitôt, de n’y découvrir que des fausses Rolex-que-si-tu-ne-l’as-pas-avant-40-ans-ta-vie-est-un-fiasco et autres chaussures en plastique à deux francs six sous… Du coup, sur les conseils de Mickael-le-chauffeur, assez attachée à la vie pour refuser de la perdre aussi bêtement, j’ai demandé au management de la résidence de garder les colis qui me sont livrés. Ce qui me vaut de m’entendre dire, à chaque fois (ou presque) que je mets le nez dehors, : “Ba G ? You kai di !” (“le 8 G ? Il y a un colis !”, “8G” étant le numéro de notre appartement). La fréquence à laquelle la scène se reproduit, et l’enthousiasme qui, à chaque fois, est mien, fait bien rire les surveillants qui sont devenus mes copains du “kai di”…

     Alors on commande quoi, sur Taobao ? On commande tout et n’importe quoi… pour ce qui nous concerne, en vrac, et depuis un peu plus d’un mois que mon compte existe : des vêtements pour mes filles, des pulls pour moi, une veste coupe-vent-polaire, des chaussures, des albums photos , l’ensemble des décorations dont on avait orné la maison pour Halloween (voir ), un escabeau (il fallait bien les accrocher, ces décorations d’Halloween), des décorations de Noël (tout bientôt en photos, bien sûr !), des bandeaux pour DSC_2294mettre autour des têtes de nos filles (et ça ne fait pas toujours rire Alice Meimei), un petit costume de Mère Noël pour Petite Louise, un calendrier à l’effigie du Petit Prince pour l’année à venir, les cartes de voeux qui vous n’allez pas tarder à recevoir, des cartouches pour notre imprimante, des mètres de tissus de toutes sortes pour le jour où, c’est sûr, j’aurai le temps et l’envie de m’asseoir devant ma machine à coudre (qu’il faut d’ailleurs que je change pour un modèle plus performant que j’espère bien trouver sur Taobao), des moules en silicone pour faire encore des tas de gâteaux… ou pour remplir les placards de moules en silicone, des emporte-pièces pour décorer joliment mes futurs gâteaux (ou pour remplir les placards d’emporte-pièces), et un porte-bébé TRES ressemblant au nôtre, pour un jour où nous pourrions avoir besoin d’en avoir deux… et je viens de découvrir un vendeur qui propose livres et magazines français (à suivre : pour l’instant, je ne vois aucun prix, ce qui n’est jamais bon signe, même de ce côté-ci du monde)…

     La seule limite de Taobao, pour les achats comme pour les négociations, c’est la langue… Parce que Taobao, c’est en chinois. Et uniquement en chinois… ce qui complique un peu les choses. Forcément. Alors on fait comment ? D’abord, et c’est l’étape la plus délicate, il faut se lancer pour créer un compte et mémoriser son adresse et ses coordonnées bancaires… J’avoue : je n’ai rien eu à faire et c’est une gentille collègue de Monsieur qui s’y est collée… Josepha, si tu me lis… mais tu sais déjà que tu as changé ma vie… Ensuite, on apprend à faire des recherches sans rien comprendre aux caractères… la méthode la plus simple consiste à taper, en lettres, le nom d’une marque qui propose le produit que l’on cherche… Avec un peu de chance, on peut trouver son bonheur comme ça… Sinon, il suffit de sélectionner un résultat approchant, de copier le titre de l’annonce, d’aller le traduire sur Google translate (Bill, si tu me lis… toi aussi, tu as changé ma vie…), de repérer les caractères correspondants aux mots que l’on cherchaient, de les copier, et de relancer une recherche sur Taobao grâce à eux… Comment ça, je ne suis pas claire ? Si je cherche une paire de collants pour Louise, par exemple, je tape “Catimini” en pensant bien que je vais trouver des articles qui puissent m’aller… je tombe, notamment, sur cette page (en passant… parce que Taobao c’est quand même la Chine… les collants qui apparaissent sont de la marque “Deux par deux”, pas de la marque recherchée….) :

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     … je traduis, le titre de l’annonce, ce qui me donne : “Comme aux États-Unis États-série chaussettes collants belle huitième alinéa” (sic !)… et je repère, dans Google translate, les caractères correspondants au mot “collants” : 连裤袜

     … et je retourne sur Taobao où je peux affiner ma recherche en ajoutant “连裤袜” à la marque précédemment recherchée… où je peux aussi élargir ma recherche en supprimant la marque en question…

     … un monde de possibilités en quelque sorte…

     Mais le vrai plaisir de Taobao, c’est de se laisser perdre dans les annonces qui apparaissent sur les côtés de la page quand on fait une recherche… ces annonces qui pourraient éventuellement nous intéresser et qui, d’annonces en annonces, nous mènent à des trésors comme ce très élégant parapluie à la tentation duquel je n’ai pas encore cédé :

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… ou ce bonnet avec gants intégrés à la tentation duquel je ne céderai pas…

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     Et pour la petite anecdote… parce qu’évidemment, tout cela ne vaut que pour la petite anecdote… Il y a quelques temps de ça, j’ai décidé de m’offrir la paire de chaussures que voici :

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… là où l’affaire se corse (sauf le respect que je dois aux habitants de l’île, bien entendu), c’est quand il faut choisir la couleur… Je veux les roses. Mais Google translate ne me propose pas “rose”. Ce qui me paraît le plus approchant, c’est “or rouge”… mais quand même, j’ai un doute… alors je demande à Ayi-l’ayi… et ça lui prend bien cinq minutes, montre en main, pour déchiffrer la page en question et m’indiquer une case que Google traduit par “Lure violet”… Ah ? Ayi-l’ayi est formelle les caractères traduits par “or rouge” correspondent au modèle marron… Je clique donc sur “Lure violet” et puis, au moment de payer, j’ai de nouveau un doute… Evidemment qu’elle connaît mieux le chinois que moi, Ayi-l’ayi ! Evidemment que je ne sais pas lire les caractères… mais j’ai un doute… alors je modifie la couleur et choisis “or rouge”. Pour qui je me prends, moi ? Tant pis. Je ne m’en prendrai qu’à moi si la couleur ne me convient pas.

     Et les chaussures arrivent.

     Roses.

     Drôle de pays, non ?

     Drôle de pays dans lequel les habitants ne maîtrisent pas suffisamment l’écrit de leur langue pour pouvoir commander une paire de chaussures de la bonne couleur…

     Drôle de pays, que ce pays de notre nouvelle vie à nous à Pékin…

Fière… tellement fière… trois fois fière…

     Lundi… cours de crabes… vous connaissez la chanson…

     Sauf qu’aujourd’hui, j’ai eu droit à deux “hen hao” (très bien) ! Quand on connait mon “laoshi”, on comprend qu’il y a de quoi être fière…

     Et voilà l’objet du délice (comme d’habitude : l’original, celui du maître, en premier puis le mien)…

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     … en même temps, il me faut être tout à fait honnête… “Hen hao”, c’est pour les deux arbres situés sur les extrémités… pour ceux du milieu, on était loin du “hen hao”… plutôt en plein “bu hao” (pas bien)… faut dire qu’ils ont quand même peu fière allure…

     Deux “hen hao” quand même…

     Alors très fière de moi…

     Pour la petite histoire… parce que tout cela ne vaut, bien évidemment, que pour la petite histoire… Ca fait quelques temps déjà qu’on a laissé tomber les crabes, “laoshi” et moi… qu’on dessine des arbres… et, toute urbaine que j’ai pu devenir durant les dernières années, j’ai bien remarqué qu’il y avait différentes sortes d’arbres dans nos peintures… sauf que je suis nulle de chez nulle en reconnaissance de végétaux. De minéraux aussi, soit dit en passant. Mais de végétaux puisque c’est de végétaux dont on parle. Pas foutue de distinguer un arbre sacré chinois d’un autre arbre sacré chinois. Nulle mais pas orgueilleuse pour deux sous (quoiqu’un peu menteuse sur ce coup-là), j’avoue aujourd’hui mon ignorance au “laoshi”… et lui demande s’il peut m’écrire le nom des arbres qu’on a dessinés ensemble, en caractères chinois, histoire que je puisse chercher dans une bonne application de traduction… Eh bien “laoshi”, il n’en sait rien ! Et il s’en fout, “laoshi” ! Et j’ai bien vu à son regard que c’était la première fois qu’on lui faisait un coup pareil… comme si la peinture devait figurer…

     Pour la petite histoire encore… Ca fait quelques temps maintenant que nous nous fréquentons, “laoshi” et moi, et il n’a de cesse d’insister sur le rythme de la peinture chinoise… ça se traduit, au moment où je dessine, par des interventions de “laoshi” qui me reprend parce que mes gestes, mon dessin, ne sont pas suffisamment rythmés… Et, depuis ce matin, quand  “laoshi” me reprend, il chantonne et tape du doigt, sur le bord de la table, un rythme auquel il voudrait bien que je revienne… Vous pensez bien que ça m’a donné des idées : je lui ai proposé qu’on mette de le musique. Il aurait fallu pouvoir immortaliser “laoshi” au moment où il m’entend formuler ce qui a semblé lui paraître la proposition la plus fantasque/abrutie/déplacée qu’on lui ait faite… On laisse tomber ma proposition…

     Voilà pour ma première fierté…

     La deuxième fierté, c’est parce que Louise et moi avons fait un gâteau pour l’anniversaire d’Ayi-l’ayi et que, portée par l’élan des cupcakes d’Halloween, j’ai décidé de faire glaçage fantaisie… C’est une première fois… et on sait bien que les premières fois sont rarement les meilleures…

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     … alors je suis pleine d’indulgence pour moi…

     Voilà pour la deuxième fierté du jour…

     Trois fois fière, c’est parce que fière d’Alice Meimei aussi…

     Alice Meimei, un peu moins de 70 cm au garrot… pas tout à fait 8 mois et demi d’existence… qui réussit ce matin à se tenir sur ses deux jambes en prenant appui sur la table basse de la salle à manger… qui passe ensuite la journée debout et pleure à chaudes larmes quand il faut s’assoir pour faire des trucs aussi inintéressants que manger ou enfiler son pyjama…

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     Très fière. Forcément…

     Et un petit message tout exprès pour notre copain Davy : parviendras-tu à distinguer, sur la photo suivante, ce qui attire tant Alice Meimei qu’elle arrive, pour la première fois, à se tenir debout ?

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     Tu vois, Davy, il y a quand même des invariants de notre ancienne vie à nous à Hong Kong à notre nouvelle vie à nous à Pékin…

 

     Nous sommes jeudi… et ce billet, rédigé lundi, est publié aujourd’hui seulement (merci la censure chinoise !)… et ce billet est déjà dépassé puisque j’ai gagné, ce matin même, une nouvelle raison d’être fière d’Alice Meimei : une troisième dent, obtenue à force de patience et de douleur !

Aujourd’hui, c’est lundi…

     … Aujourd’hui, c’est lundi et le lundi, ici, c’est :

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… Ca vous avait manqué, hein ?

Peinture du haut : laoshe… peinture du bas : moi… mais ne nous emballons pas, laoshe est intervenu pour les feuilles des bambous qui étaient du grand n’importe quoi avant lui…

     Aujourd’hui, lundi, c’est cours de crabe…

     Et j’ai eu droit à un petit cadeau :

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… un livre de laoshe !!!

… Avec laoshe en quatrième de couverture…

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     Il est gentil, mon laoshe, non ?

     Le cadeau, vous croyez que c’est pour m’encourager à essayer encore et encore ? Ou bien parce que je suis une excellente élève pleine d’application qu’il entend récompenser même si pas super douée ?

     …?

     Ca ne peut quand même pas avoir à voir avec le fait que les cours de laoshe viennent d’augmenter de 50% d’un coup ? Ce serait une drôle de déception en ce lundi matin de notre nouvelle vie à nous à Pékin…

Happy Halloween…

     On ne le fêtait pas en France mais depuis Hong Kong, Lang Kwai Fung et ses défilés de déguisements stupéfiants, on est devenus assez fans de la célébration d’Halloween…

     Halloween, donc…

     Et, comme toujours avec nous, impossible de faire les choses en un temps… On a toujours plusieurs sessions… l’anniversaire de Louise a duré presque un mois, Halloween a duré une petite semaine…

     Il y a tout d’abord eu une petite fête dans notre résidence où nous sommes allés dimanche dernier… Evidemment, pas question de ne pas se grimer un peu. Toutes… Et d’une famille “petits fantôme” !

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     Et puis il y a eu, mardi soir et mercredi matin, la décoration de la maison…

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… avec des trucs qui font “super peur” (merci TaoBao dont il faut VRAIMENT que je vous parle plus longuement) et d’autres qui font beaucoup moins peur…

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     Et puis le petit goûter d’Halloween avec les copains-copines, hier après-midi… Hier après-midi… vous sentez la culpabilité qui me fait tenir désormais le blog à jour presque en temps réel ?

     Petite préparation pour les poulettes…

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     … au programme, des jeux entre enfants, des discussions entre maman, des jus de fruits, du café et quelques gâteaux confectionnés tout spéscialement avec l’aide de Petite Louise… des “cupcakes” parce qu’on est comme ça, nous… on fait dans la fashion-gastronomie.. et, une fois n’est pas coutume, suis plutôt fière de l’allure de mes gâteaux…

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     N’est-ce pas qu’on rigole bien, les jours d’Halloween, dans notre nouvelle vie à nous à Pékin…