Archives de Catégorie: On en profite pour voir du pays

Et Shanghai dans tout ça ?

     Parce que, quand même, il faut bien qu’on en parle un peu, de Shanghai où nous sommes allés passer les derniers jours de 2011 et le premier jour de 2012…

     Parce que, si je ne m’y colle pas maintenant, quelque chose me dit que le billet risque de passer à la trappe… Ce serait dommage : c’est très bien, Shanghai…

     Shanghai, c’est parfait en matière d’accessibilité depuis Pékin : 5 petite heures de train grande vitesse. Rien à redire, sinon que la gare consacrée aux trains rapides nous a étonnés par sa modernité, sa propreté et sa facilité d’utilisation (pas grand-chose à voir avec la gare dans laquelle nous avions attendu le train pour X’ian)…

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… vous remarquerez la petite baroudeuse qu’est devenue notre Petite Louise…

    Shanghai, c’est aussi très bien pour sa concession française, ses petites rues, ses DSC_0367petites boutiques, ses trottoirs bordés de platanes… Tout ça a un petit arrière-goût de France, hein ?… et c’était bien agréable de s’y promener, d’autant plus que nous avons fait une découverte que tous les français de l’étranger (en tout cas toutes les filles françaises de l’étranger) ne manqueront pas de trouver INCROYABLE, voire STUPEFIANTE, voire HALLUCINANTE… à l’occasion d’une virée dans une boutique de DVD (parce que les températures de Shanghai, si elles étaient plus clémentes que celles que nous avions quittées à Pékin, nous obligeaient quand même, régulièrement, à nous réfugier dans une boutique ou dans une autre), nous avons découvert, mieux que le DVD piraté, le magasine piraté ! Ils sont forts, les chinois ! Un rayonnage complet de magasines français du mois… L’Expansion, Cosmopolitan, Marie-Claire, Closer… Evidemment un peu plus chers qu’en France mais beaucoup moins cher que ceux que l’on peut se procurer en librairie française… N’est-ce pas INCROYABLE, voire STUPEFIANT, voire HALLUCINANT ?

     Shanghai, bien sûr, c’est très bien aussi pour le fameux “Bund”, c’est-à-dire le “quai” le long duquel on peut se promener, où Chen Yi (le premier maire communiste de la ville) domine fièrement la promenade, et côtoie à la fois les bâtiments ultra-modernes du quartier de Pudong et les édifices de style européen des années 30. Il faisait froid, on n’a pas pu s’attarder aussi longtemps que voulu… mais assez pour apprécier la balade et pour lui trouver un arrière-goût d’une autre ville de Chine très chère à nos coeurs…

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     Shanghai, très bien aussi pour sa vieille ville et les jardins Yu…

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     … pour son musée aussi (où, fait assez surprenant pour être signalé, on prête gracieusement des poussettes à celui qui a l’enfant mais rien pour le mettre dedans… comme nous avons attaqué la visite tout juste après le déjeuner, la possibilité offerte a permis à Petite Louise de faire une belle sieste et, accessoirement, nous a permis de visiter un peu tranquillement)… Deux coups de coeur pour nous : la salle des “masques” et celles des peintures traditionnelles…

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… pour sa rue commerçante, la rue de Nankin, au bout de laquelle se trouvait notre hôtel…

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… et pour notre hôtel et sa fondue savoyarde !

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     Je vous l’accorde, la fondue savoyarde, ce n’est peut-être pas tout à fait ce que l’on peut appeler une spécialité shanghaienne… mais la fondue savoyarde, c’est aussi ce qui a fait de ce séjour à Shanghai un beau moment de notre nouvelle vie à nous à Pékin…

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Pourquoi Boracay ? Pour quoi Boracay ?

     C’est ça, la vraie question : pourquoi Boracay alors qu’il y a tellement d’endroits que l’on ne connait pas encore ? Pour quoi une destination qui oblige à emprunter des petits-tout-petits-vraiment-tout-petits-avions ?

     Et la réponse, en image, qui se passe de commentaire :

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     … ce n’est pas “pourquoi” ou “pour quoi” Boracay… mais “pour QUI’” Boracay… Boracay pour nos Zamis Juliette et Benoit qui ont eu la bonne idée de se marier à Boracay…

     Et j’ai bien écrit la “bonne” idée… parce que, finalement, c’était une bonne idée. Malgré la trouille, les petits-tout-petits-avions et les avions d’on ne sait quelle taille “collapsed” sur la piste de l’aéroport de Manille… Bonne idée parce que le lieu et le décor, parce que l’organisation, parce que les petites surprises au fur et à mesure de la soirée… parce que tout tout simplement parfait… (mais on est bien d’accord quand même, hein ? les dix ans de mariage, c’est dans un endroit desservi par une gare TGV, hein ?)

     Bravo pour votre mariage-union et bravo pour votre mariage-cérémonie !

     Et Petite Louise dit qu’elle a particulièrement apprécié la piste de danse… avec ou sans musique… parce qu’on n’a pas besoin de musique pour s’amuser…

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… les copines qu’on s’y fait… surtout si elles sont plus grandes… surtout si elles sont si belles…

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… les beaux gosses qu’on y rencontre…

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… Bien aimé aussi, le gros bidou de la mariée… avec son “didi” dedans… parce que la mariée, elle, a su faire un “didi”…

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… sans oublier, bien sûr, la séance “on chante et c’est trop bien”…

… d’accord : on a encore un peu de boulot au niveau du rythme… d’accord : on a aussi du boulot du côté des paroles… d’accord : on a surtout l’impression, en regardant la vidéo, qu’il y a pas mal de monde dans la tête de Petite Louise… mais vous serez d’accord sur le fait qu’elle fait ce qu’elle peut, Petite Louise, pour que ce jour si important pour vous, et si agréable pour nous, ne se fasse pas sans sa petite participation à elle…

     Merci, les Zamis, pour avoir, ce jour-là, fait une petite place dans votre nouvelle vie à vous à notre nouvelle vie à nous exceptionnellement loin de Pékin…

Nous revoilà !

     AirChance, qui était en fait Cebu Pacific, n’aura pas eu raison de nous !

     On a eu bien de la chance : nos avions ne sont pas tombés ! Aucun des six avions pris au total !

     Et pourtant ! Et pourtant, on n’y croyait pas du tout quand on a dû embarquer sur le petit, – tout petit, avion qui devait nous mener de Manille à Boracay… 80 places… en rang deux par deux… deux hôtesses de l’air, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière, et une partie de leur temps consacré à organiser un petit jeu permettant de gagner des tee-shirts à l’effigie de la compagnie (on n’a même pas gagné, c’est vous dire si elle était peu sérieuse, cette compagnie !)… et un pilote qu’on voit passer, au beau milieu du trajet, pour aller faire un tour aux toilettes… il dure 55 minutes, le vol.. il ne peut pas attendre un peu, le pilote en question ? Eviter de laisser le cockpit ouvert aux quatre vents ?

     Vous savez quoi ?

     Ce n’est même pas sur ce vol que j’ai le plus eu peur… même pas sur le vol retour qui s’est fait dans les mêmes conditions (conditions que je qualifierais, avec toute la modération dont je suis capable quand il est question de quitter le plancher des vaches mauriennaises, d’extrêmes… auxquelles ce sont ajoutées deux heures de bus tout à fait imprévues pour cause de vol annulé et de changement d’aéroport… mais ne râlons pas trop : ça a surtout été l’occasion d’une belle promenade à travers l’île)…

     C’est sur le vol qui nous a ramenés de Manille à Hong Kong, hier en fin de matinée, que j’ai eu le plus peur… Pas en voyant l’avion : plutôt rassurant, ce gros 747 avec ses deux étages et son beau logo “Cathay Pacific” sur le côté…  Pas même parce que l’attente avant le décollage s’éternisait… Plutôt quand le pilote a pris son micro pour expliquer que nous allions devoir attendre entre 30 minutes et une heure avant de pouvoir enfin décoller, le temps pour les équipes au sol de dégager de la piste l’avion qui s’y était “collapsed”… Mon anglais a beau être approximatif, je sais bien que ce verbe, “collapse”, on l’utilise pour les actions caractérisées par un mouvement de chute, un mouvement plutôt involontaire du haut vers le bas.. quelque chose du genre “s’effondrer”, ou encore “s’affaisser”, ou même “s’écrouler”… en tout cas, quelque chose qui ne m’amuse pas du tout, du tout, du tout… Mais peut-être ai-je mal entendu ? Confondu “collapse” avec un autre verbe ? J’appelle l’hôtesse pour lui demander des renseignements sur ce qui adviendra de notre correspondance à Hong Kong et, au passage, lui demande de me redire ce que vient de dire le pilote… pourquoi le retard… pour quoi ? Et c’est là que j’ai commencé à avoir très peur, à ce moment précis où, après avoir hésité une petite seconde et posé une question en chinois à sa collègue, l’hôtesse m’a répondu : “On attend des passagers en retard”…

     Pas la peine que je vous raconte dans quel état j’étais au moment où l’on a enfin décollé, hein ? Pas la peine que je vous raconte tout ce qui a pu traversé ma petite cervelle au moment où l’avion a pris de la vitesse sur la piste enfin débarrassée de ce fameux avion “collapsed”, hein ? Pas la peine que je vous raconte combien de fois, durant les 10 premières minutes de vol, j’ai bien cru être arrivée à la fin de notre nouvelle vie à nous à Pékin, hein ?

C’est censé nous rassurer, ça ?

     C’est censé nous rassurer, ce genre d’article :http://fr.news.yahoo.com/un-boeing-atterrit-sans-train-d-atterrissage-avant.html ?

     Et les commentaires des internautes qui se félicitent de l’habileté du pilote, de la solidité de l’avion, de la chance des passagers, quand ce n’est pas de la providentielle intervention divine…

     Euh… Personne ne s’inquiète de ce que cet avion n’ait pas de train avant d’atterrissage ?

     Dire qu’on doit prendre tout bientôt l’avion d’une compagnie qui a l’immense privilège de figurer sur “la liste noire officielle de la communauté européenne”…

     Faut-il qu’on vous aime, les Zamis, pour accepter de faire courir de tels risques à notre nouvelle vie à nous à Pékin ?

Et le Vietnam, alors ?

    Le Vietnam, oui… puisque nous étions au Vietnam il y a peu… Belles vacances à Hanoi, seulement un peu ternies par les températures qui nous auront empêchés de profiter de la piscine de l’hôtel et par l’annonce de l’arrivée d’un typhon sur les côtes du pays, qui ne nous aura pas permis d’aller au bout de l’expérience prévue en baie d’Along, à savoir : une nuit sur place, sur l’eau, sur une jonque… A-t-on des soucis, tout de même !

     Alors, Hanoï ?

     Eh bien Hanoï, c’est bien agréable… Evidemment bruyant, évidemment pollué, DSC_0220évidemment avec une circulation de voitures, de vélos et de mobylettes, très dense… mais bien agréable… une ville avec plein de rues à arpenter (et Petite Louise a été bien courageuse : quand le temps s’y prêtait, quand il ne pleuvait pas à verse, elle a bien marché), d’ambiances dans lesquelles se tremper, d’endroits à admirer… On a aimé la place du mausolée de Ho Chi Minh (fermé pour cause… de rénovation du corps !), on a aimé le temple de la littérature, – la première université du Vietnam avec ses stèles de pierre sur lesquelles sont gravés les noms des premiers lauréats des concours royaux, la cathédrale St Joseph, au coeur du quartier “routard” (à moins que ce ne soit l’inverse… que le quartier “routard” ne soit autour de la cathédrale St Joseph…), le lac Hoan Kiem…

     Et puis Hanoï, ça a été l’occasion, surtout, de deux escapades DSC_0313vraiment formidables… La première, sur la baie d’Along, a un peu tourné court en raison de l’arrivée d’un typhon que nous n’avions bien entendu pas prévu… 3h30 de bus depuis Hanoï, embarquement à bord d’une jonque de luxe sur laquelle nous devions passer l’après-midi, la nuit et une partie de la journée du lendemain… En fait, nous y passerons quelques heures seulement… Le temps d’un déjeuner gargantuesque et d’une sieste tout aussi gargantuesque pour Mademoiselle Louise (et sa maman aussi un peu)… et il a fallu faire demi-tour. C’est dommage, bien sûr, on aurait bien aimé se réveiller au milieu de la baie d’Along et y prendre notre petit-déjeuner… C’est bien dommage surtout pour les 3h30 de bus qu’il a fallu faire dans l’autre sens en fin de journée… parce que sept heures de bus dans la journée, pour Mademoiselle Louise, ça faisait quand même beaucoup… mais rien de dramatique pourtant… Mademoiselle a su apprécier le peu de temps passé à bord…

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… à tel point que le mot “bateau” fait désormais partie de son vocabulaire…

     Deuxième escapade formidable : la baie d’Along terrestre qui, comme son nom ne l’indique pas, n’est pas à Along… Là aussi, un peu de bus en début de journée DSC_0421(mais un peu moins que pour Along : 2h30), la visite de deux temples vraiment intéressants sur la route, à l’emplacement de l’ancienne capitale du pays, un déjeuner sur lequel il n’y a rien à dire, et puis, clou du spectacle, promenade en pirogue au milieu de la fameuse “baie d’Along terrestre”. Très très beau paysage… peut-être pas la plus belle chose que nous ayons vue au monde, mais sans nul doute l’une des plus belles choses. Au-delà, à mon sens, de la baie d’Along elle-même (mais nous n’en avons vu qu’une infime partie)… Encore une fois, parce que bateau il y a, Petite Louise est enchantée..

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     Beau voyage que celui-là…

     Avec, en sus, la cerise sur le gâteau : les cartes en français dans pas mal de restaurants… C’est idiot, mais ça nous dépayse pas mal, nous, de trouver du français DSC_0203écrit dans un restaurant…

     Et pour la petite histoire, parce que ça se passe dans un restaurant… Nous nous sommes offert un repas dans un grand restaurant d’Hanoï : le restaurant du Sofitel-Metropole… très beau cadre, très calme… qui s’accorde assez moyennement avec l’énergie débordante de Petite Louise… à moins que ce ne soit Petite Louise qui ne s’accorde qu’assez moyennement avec l’ambiance générale ? Toujours est-il que Petite Louise est là pour en profiter, de ce joli restaurant : elle demande à descendre de sa chaise haute, à monter sur les genoux de son père, à monter sur les genoux de sa mère, veut courir à travers la salle, rit aux éclats… Nous parvenons, comme nous pouvons, à maîtriser la situation (lire : à faire en sorte que rien ne soit renversé ni cassé, à faire en sorte qu’aucun client ne se plaigne…) jusqu’à l’arrivée d’un groupe d’une vingtaine de jeunes japonaises accompagnées de photographes et de cameramen. Bien sûr, très vite, Petite Louise attire l’attention de plusieurs d’entre elles… qui viennent jouer avec notre poulette, au pied de notre table (!), puis, une fois assises à table (à la leur, s’entend bien !), lui envoient des baisers, lui font des grimaces qui font rire… ce qui, bien entendu aussi, finit par attirer l’attention de leurs accompagnateurs… Et c’est devant une caméra japonaise bien attentive que nous terminons notre repas…

     Pas de raison pour quelle ne soit pas rigolote aussi au Vietnam, notre nouvelle vie à nous à Pékin !

Quelques indices ?

 Si je vous dis :

 

… et que j’ajoute :

 

… et aussi :

 

… vous commencez à avoir une idée de la raison pour laquelle elle était si heureuse, la semaine dernière, Petite Louise ? Vous commencez à voir de quoi on va parler, tout bientôt, ici même ? Vous commencez à entrevoir comment, la semaine dernière, notre ancienne vie à nous est entrée en contact (en collision ?) avec notre nouvelle vie à nous à Pékin ?

Un petit tour à X’ian (2/2 : la ville de X’ian)

     En allant à X’ian, on allait surtout voir l’armée enterrée/déterrée… la ville elle-même, on n’en attendait rien. C’était une erreur : elle est très sympa, la ville de X’ian… en tout cas pour ce qu’on a pu en voir en une petite journée…

     On a commencé par un tour au musée de la Forêt des stèles… Plein de stèles de DSC_0242pierre gravées, notamment des neuf textes majeurs du confucianisme… Très intéressant… En particulier, même si on est loin d’être des experts, parce que les stèles permettent de voir comment ont évolué les caractères chinois : du véritable “dessin” au caractère plus abstrait… de quoi alimenter un peu la discussion durant mon prochain cours de chinois… et puis l’endroit est bien agréable parce que calme et, pour partie, en extérieur… On a eu de la chance : on a eu droit à une belle journée ensoleillée, ce qui favorise quand même pas mal la promenade…

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     Dans la dernière salle, un atelier de reproduction par “frottage”. On ne connaissait pas… Fascinant… La pierre est gravée “en négatif”, frottée d’encre, puis y sont appliquées avec soin des feuilles de papier sur lesquelles s’imprime le dessin initial…

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     Mais le clou de la visite, ce qui nous a sans doute le plus impressionné, c’est la DSC_0312galerie de sculptures du musée de la Forêt de Stèles… Pierres tombales, statues bouddhiques et gardiens zoomorphes… le tout formidablement mis en valeur par l’utilisation de l’espace et par la lumière… Un beau moment…

     Pas surprenant que l’UNESCO classe le musée de la Forêt de Stèles parmi les 50 musées les plus importants au monde !

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     A proximité du musée, empruntée pour rejoindre le “centre ville”, à la recherche d’un restaurant qui puisse nous convenir à tous (à ceux qui connaissent un peu l’Asie : vous imaginez ce qu’ont pu être nos recherches de restaurants, si je vous dis qu’il nous fallait trouver des endroits où l’on puisse commander, en toute sécurité, des plats ne contenant ni cacahuètes, ni kiwi, ni poisson, ni fruits de mer ? Et si je DSC_0354vous dis que, pour cause d’allergie, les plats commandés ne devaient pas même avoir été en contact avec les aliments sus-nommés ?), une rue avec un marché bien amusant qui aurait fait le bonheur de mon laoshe : des pinceaux, des couleurs, des encres, des papiers… De quoi peindre des milliers et des milliers de crabes ! J’en ai profité pour acheter deux pinceaux et un pot à eau… en espérant que mon laoshe (que je vois demain), me dira “keyi” (ça peut le faire)…

     Je vous passe le moment du repas dans un restaurant qui, à défaut d’être très exotique, nous offrait toutes les garanties voulues (une grosse enseigne… avec un “M”… vous voyez ?)… pas grand-chose à en dire si ce n’est, peut-être, ce moment de grande solitude où un vieil homme, en uniforme tout bardé de médailles, abandonnant un instant sa petite famille, traverse la salle d’un pas décidé pour venir embrasser Petite Louise… sur la bouche ! Il était vieux… il était tout décoré… on n’a pas osé intervenir…

     Ca me renvoie (une digression de plus, mais vous avez l’habitude), à une discussion très riche et animée qui a eu lieu sur un forum d’expats’ auquel je suis DSC_0076abonnée, qui s’intitulait “The feeling of being in a zoo” (“Le sentiment d’être dans un zoo”) où plein de mamans partageaient ce drôle de sentiment qu’on a parfois, ici, d’être en exposition dans un zoo quand on se promène avec nos enfants… Difficile de toujours réagir calmement… pourtant, les approches sont toujours très gentilles, souriantes et flatteuses… et on se sent parfois bien ingrats de ne pas recevoir les témoignages d’intérêt de façon très sympathique… mais c’est bien souvent des moments d’embarras… parce que non, les baisers sur la bouche de Mademoiselle, on DSC_0013n’est pas fans… pas plus que des photos avec le flash.. pas plus que du fait qu’on veuille la porter pour l’avoir dans les bras au moment de la photo… pas plus que les attroupements de plus de dix personnes autour de Mademoiselle qui essaie seulement de monter ou de descendre un trottoir (oui, c’est notre grand jeu du moment)… Alors on fait comme on peut… quand on est très en forme, ça nous fait rire et on s’amuse en prendre en photo ceux qui veulent prendre des photos… quand on est en forme, on essaie de gérer les choses en ménageant les susceptibilités… quand on l’est moins, on doit parfois passer pour des étrangers bien mal élevés…

     Retour à X’ian…

     Fin de la journée dans le quartier musulman… Des ruelles étroites, des échoppes de bouchers (humm… les échoppes de bouchers du quartier musulman de X’ian… de quoi devenir végétarien en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire !), des DSC_0390échoppes à huile de sésame, des échoppes à tout et à n’importe quoi, des contrefaçons de tout ce qui se fait comme marques de luxe, des hommes coiffés d’une calotte blanche, des femmes aux voiles colorés…. Une vraie atmosphère, de celles qu’on aime et qui donnent l’impression d’être loin, vraiment loin de chez soi… C’est en marchant dans ce quartier pittoresque qu’on s’est dit qu’on allait revenir à X’ian…

     Il y a aussi, dans le quartier musulman de X’ian, une mosquée que tous les guides que nous avons consultés s’accordent à trouver exceptionnels… On va les croire sur parole… parce qu’on n’a pas eu le temps de la visiter, la mosquée… Un peu trop tourné autour sans trouver l’entrée et il était déjà temps de rentrer à l’hôtel (ce qui ne s’est pas fait sans mal  : impossible de trouver un taxi ! Il parait que c’est assez normal entre 16h00 et 17h00…).

     La suite, vous la connaissez… c’est la même qu’à l’aller… Train, vin, vin dans le train… et retour dans notre nouvelle vie à nous à Pékin…

Un petit tour à X’ian… (1/2 : l’armée enterrée/déterrée)

     A l’occasion de la visite de Franck, Véro et Mathis à la maison, venus tout droit de France avec plein de choses formidables dans leurs valises, nous avons décidé de profiter du week-end dernier, un long week-end en Chine, pour aller faire un tour du côté de X’ian…

     X’ian, l’armée enterrée/déterrée…

     X’ian – Pékin, c’est environ deux heures d’avion ou douze heures de train. Au choix. Entre un vol intérieur sur une compagnie chinoise et le voyage avec les pieds (presque) sur terre, j’ai vite choisi… et réussi, je ne sais toujours pas comment, à convaincre toute la petite troupe…

     Double découverte, donc, pour ce week-end : une ville et les trains chinois…

     Les trains pour commencer… Presque déçue… On s’attendait à toute une aventure, du genre de ce que l’on avait connu en Inde (où tout méritait des pages et des pages de récit… d’ailleurs, on avait tout bien raconté , sur le blog de notre ancienne vie à nous, à Hong Kong)… et rien de tout ça… Les gares chinoises, elles sont bien moins dépaysantes que prévu ! On y trouve des grandes chaines de restauration rapide, du personnel pour vous renseigner (toujours la technique, très éprouvée désormais, du mime)…

… de grands panneaux indicateurs  avec double affichage en lettres et en idéogrammes, qui rendent l’orientation plus qu’aisée…

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Vous remarquerez l’aisance avec laquelle Petite Louise aborde les déplacements…

… des salles d’attente, certes bondées à souhait, mais propres et assez confortablement aménagées…

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… cherchez l’erreur… la petite blondinette ? ou bien son père avec sa jolie veste toute veste estampillée $ ?

     Et le train lui-même ? A l’heure et tout confort ! On avait choisi de voyager DSC_0023“grand luxe” en optant pour des “couchettes molles”… et ça valait sans doute bien des trains français (même si je ne suis pas spécialiste des trains français… pas de carte “gold” à la SNCF…) ! On a eu droit à un compartiment de quatre et ça tombait bien : comme Louise dormait avec moi et Mathis avec Véro, il nous fallait justement quatre lits ! Les “couchettes molles” étaient bien confortables, suffisamment vastes, les couettes fournies étaient douillettes à souhait, et le tout était climatisé et fermant à clé pour la nuit !

On a même eu droit à une contrôleuse qui parlait un peu anglais. Avec ma maigre maîtrise de la langue chinoise, c’était bien suffisant…

Pour les plus exigeants, il y a même la possibilité de payer pour avoir la télévision…

     Le clou de la soirée : le passage d’un vendeur ambulant… Sous l’oeil goguenard DSC_0031des Messieurs, Véro et moi nous sommes offert le luxe d’une bouteille de “Great Wall” (“Grande Muraille”)… Il n’a pas duré longtemps, l’air moqueur des Messieurs en question qui se sont bien radoucis, gentils agneaux quémandeurs, quand on a sorti le morceau de Fourme apporté pour notre pique-nique du soir… Et il nous a bien fallu partager ce qui ne restera peut-être pas dans les annales des meilleurs vins de l’année 2011 mais figurera surement au rang des souvenirs amusants de notre épopée fantastique…

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     Peu d’exotisme mais pas mal de confort pour le voyage…

     Il n’empêche qu’on était bien fatigués en arrivant (il faut dire que Petite Louise, sur le coup de 2h00, a été prise d’une envie irrépressible de nouer et dénouer toutes les chaussures que nous avions laissées au sol… ça a bien duré une petite heure… agrémentée de rires, parce que c’est vraiment trop drôle de lacer et de délacer des chaussures, de cris, parce que c’est vraiment trop nul quand maman essaie de vous en empêcher, et de grognements parce qu’ils résistent parfois, les lacets en question…). La preuve de notre fatigue en images :

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Vous remarquerez qu’il n’y a que la laceuse-délaceuse qui s’en sort bien, toute pétillante dans son bel ensemble tout neuf (et tout propre puisqu’elle est la seule à avoir pu se changer à l’issu du trajet)… Vous remarquerez aussi que Mathis a opté pour une casquette très “inspiration locale” sur laquelle je me permettrai de ne faire aucun commentaire…

     Et puis, X’ian proprement dite… Le site de l’armée des guerriers en terre cuite… On n’était pas les seuls à avoir eu l’idée de venir faire un tour de ce côté-ci du monde pour ce grand week-end…

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… certains avaient des techniques un peu particulières pour parvenir à rester groupés (ou à être repérés) :

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… nous, on avait, comme à notre habitude, notre petit sauveteur des mers, en version terrestre et pluvieuse :

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     Tant qu’on était à l’extérieur, foule ou pas foule, ça ne changeait pas grand-chose… il suffisait de suivre le chemin tout tracé, de cheminer gaiment avec nos milliers de camarades…

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… la dame, là, sur la photo, elle avait sans doute un truc, la veille au soir, avec Kate et William, et n’avait pas eu le temps de se changer…

… à l’intérieur, quand il s’est agi de visiter le premier pavillon, dans lequel sont exposés deux chars de terre cuite, les choses se sont un peu gâtées…

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… autant dire qu’entre les bousculades, les bousculades et les bousculades, on n’a pas vu grand chose !

     C’était un peu mieux dans le deuxième pavillon :

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… et franchement grandiose dans le dernier…

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     Pas de regret : elle valait bien une douzaine d’heures de train, cette première journée à X’ian, que l’on a terminée par un saut dans la piscine de l’hôtel (pourquoi n’ai-je pas pensé à prendre l’appareil photos à ce moment-là ? C’aurait quand même été bien rigolo de partager avec vous quelques clichés des trois garçons avec les jolis bonnets de bain qu’on les a obligés à porter pour l’occasion !), une loooongue séance de jacuzzi et un buffet bien agréable…

     Pour le compte-rendu de la deuxième (et dernière) journée, il faudra attendre un peu… je n’aurai pas le temps ce soir parce que ce soir, c’est restaurant et “Pekin duck” dans notre nouvelle vie à nous à Pékin…

 

 

Vous avez dit : “plus de photos” ?

     Aussitôt dit, aussitôt fait…

     Tout plein de photos de nos dernières vacances à l’adresse suivante : https://picasaweb.google.com/PetiteLouiseEricetKarine/Australie#

     Vous ne direz pas qu’il ne tient pas compte de ses lecteurs, ce blog de notre nouvelle vie à nous à Pékin !

L’Australie, suite et fin…

     Suite du compte-rendu, fidèle, de nos dernières vacances…

     Nous en étions au samedi soir. Nous quittons Sydney pour rejoindre Umina… Arrivée un peu tardive au camping… un peu trop tardive pour pouvoir profiter de la piscine et des espaces de jeu pour enfant… c’est notre première nuit et il nous faut un peu de temps pour parvenir à lever le toit de notre petite maison, pour comprendre comment se font les branchements, pour parvenir à déplier le lit et à nous organiser dans le petit espace de notre petite maison… Heureusement, le camping donne sur une plage et nous trouvons quand même le temps d’aller y faire un tour et de laisser Petite Louise s’ébattre un peu dans le sable… La bonne nouvelle, c’est qu’on est vraiment heureux d’être là et stupéfaits de la beauté de la plage… la mauvaise nouvelle, c’est qu’aucun de nous n’a voulu renoncer à ce premier bain de mer et qu’aucun n’a donc voulu se charger de l’appareil photos… pas de photos d’Umina, donc…

     – Dimanche… Nous décidons de procéder autrement : nous partons dès le matin de façon à arriver au camping avant midi, ce qui nous permet de profiter davantage de la plage… Sitôt le petit-déjeuner pris et la “petite maison” rangée, nous partons en DSC_0316direction de Seal Rock… Sur la route, nous avons des doutes quant à la fiabilité du GPS : nous nous éloignons de plus en plus de la route principale, nous enfonçons sur des chemins de terre… ça dure… ça dure… mais le GPS avait raison : le camping que nous visons est bien au bout de ce chemin de rien du tout… C’est quelque chose comme une vision de rêve qui s’offre à nous : un camping minuscule, les pieds sur le sable d’une plage incroyable, immense et complètement déserte (si l’on excepte un ou deux surfeurs et trois pécheurs) et rien, vraiment rien, autour. Tellement rien qu’il n’y aura ni bières ni vin ce soir-là… c’est dire !

     Sur la plage, presque déserte, nous croisons des mouettes (pour le plus grand plaisir de Petite Louise), une tortue au cou démesurément long et… des pélicans ! C’est la première fois que nous voyons des pélicans “en vrai” (!)… C’est énorme, un pélican ! Petite Louise n’a pas cherché à les courser, ceux-là !

     – Lundi… Seal Rock est si idyllique que nous décidons d’y rester deux jours d’affilée… En fin de matinée, nous partons voir le phare du coin, vanté par les dépliants touristiques qui nous tombent entre les mains… Là encore, ce sont des paysages à couper le souffle.. Nous ne savons plus où donner des yeux…

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Comme la pluie nous surprend, nous nous replions dans notre “petite maison” sur roues et décidons de partir à la recherche d’un petit village où il serait possible de trouver un endroit où faire quelques courses. On trouve, à 25 kilomètres du camping… On trouve, on fait quelques courses et, comme on voit qu’il y a une plage au bout de la ville, on décide d’aller y pique-niquer. On s’attend à un petit bout de plage de rien du tout. On tombe sur ça :

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… encore une plage incroyable et déserte ! On comprend que ce sera notre quotidien… et qu’il y a des choses dont on n’est pas prêts de se lasser…

     – Mardi… Nouveau départ. Nous prenons la direction de Bonny Hills, un peu plus au nord… et l’on trouve ça :

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L’image a beau être un peu déformée par le montage des photos, ça donne quand même une petite idée des lieux, non ?

  … on passe une nuit sur place…

     – Mercredi… La moitié de la semaine est déjà passée… Déjà ! Il faut commencer à faire demi-tour… Nous reprenons, tout doucement, la route du sud et dormons à quelques kilomètres au sud de Newcastle… Nouvelle plage incroyable… A chaque arrêt, nous sommes surpris par le fait que les plages sont toujours absolument somptueuses et désertes.. de quoi se souvenir que l’Australie a un territoire grand comme douze fois la France et une population trois fois moins importante (pour la petite anecdote…. pas étonnant que ces vacances nous aient dépaysés : la population totale de l’Australie avoisine les 22 millions… quand la population de la seule ville de Pékin dépasse les 16 millions !).

     – Jeudi… Il nous reste peu de temps et un site à voir absolument : les Blue Mountains… Direction les Blue Mountains, donc… Comme nous ne sommes pas très équipés en vêtements chauds, nous décidons de trouver un camping dans la plaine… et de partir aussitôt voir les fameuses “three sisters”.. Sauf qu’il y a de la brume et que nous ne voyons rien d’autre que ça :

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… qu’à cela ne tienne : nous flânons dans la petite ville, achetons un bâton de pluie pour Petite Louise, profitons d’un salon de thé qui propose un crumble aux fruits rouges à tomber par terre… et décidons de revenir le lendemain, avant de prendre la route pour Sydney… Parce que le lendemain, c’est déjà la veille du départ…

     – Vendredi… Petit tour dans les Blue Mountains bis… Le temps est encore un peu DSC_0798couvert mais pas suffisamment pour nous empêcher de profiter de la vue… Nous les voyons, les “Three sisters” pour lesquelles nous avons fait le déplacement ! Le temps de les admirer un peu (et de prendre quelques photos rapides avant que le groupe de chinois qui nous précède de quelques mètres envahisse les lieux) et nous partons pour Sydney. Direction LA plage que Monsieur voulait absolument voir parce qu’elle est mythique, paraît-il, dans le milieu du surf : Bondi Beach…

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… Je ne connais pas les Etats-Unis… mais si l’on m’avait demandé de dire ma Californie rêvée, je crois que j’aurais décrit Bondi Beach… Une immense plage de sable fin (ça, on commence à avoir l’habitude !), de grosses vagues qui viennent y mourir (ça aussi !), des surfeurs, plein de surfeurs et des gens beaux comme des dieux qui font leur footing au bord de l’eau, qui s’ébrouent dans l’écume et qui parlent très vite, et avec un fort accent, un anglais auquel je ne comprends rien… Très impressionnant, Bondi Beach…

Tout aussi impressionnants, les environs de Bondi Beach, les “petites” plages alentours, toujours pleines de surfeurs affrontant de grosses vagues, toujours étonnement belles et propres…

     – Samedi… fin des vacances… Nous avons quitté le camping à 6h00… aéroport… avion… mais vous savez déjà tout ça !

    

     Et Petite Louise, dans tout ça ?

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     Petite Louise, elle est revenue sur ce qu’elle pensait du sable pendant nos DSC_0357vacances thaïlandaises (= le sable, c’est trop nul !) et a accepté d’y marcher… Pas tellement le choix, d’ailleurs, c’était la seule façon pour elle de pouvoir courir après les oiseaux… Voilà la première découverte de Mademoiselle durant ses vacances : les oiseaux qui s’envolent quand on leur court après en criant… Et la deuxième découverte, qui explique aussi un peu le fait qu’elle ait si aisément accepté de marcher longuement dans le sable : les vagues… Son père dit qu’on va en faire une surfeuse… peut-être… pourquoi pas ? En tout cas, Petite Louise, elle aime les vagues… Les premières lui ont fait un peu peur (il faut dire que c’était quand même de très grosses vagues et que, même en restant au bord, on voyait régulièrement arriver des “montagnes” d’au moins 40 cm de haut !)… au bout d’une ou deux, elle adorait ! Et il nous a fallu déployer des trésors de patience et de vigilance pour qu’elle ne s’y jette pas… Une petite vidéo pour en témoigner :

 

     De belles vacances vraiment, que ces vacances en Australie…

     Et maintenant, on va faire plus “local”… Elles se feront en Chine, les prochaines (très courtes) vacances de notre nouvelle vie à nous à Pékin…